· De Bourgine Caroline
Bulletin de la semaine - 6 septembre 2026
Pour nous mettre dans l’esprit de septembre, je, Caroline, passe le relais de la lettre à notre étudiante maison : Evelyn Cook. En tant qu’apprentie, elle partage son temps entre l’Institut Français de la Mode et Bourgine. Evelyn a commencé à travailler ici comme couturière il y a deux ans, et elle entame sa troisième année cet automne.
Sans plus attendre, je lui laisse la parole.
C'est la rentrée ...
Bourginettes bonjour,
D’ordinaire, je travaille comme couturière à l’atelier du premier étage, mais ce week-end, j’ai le privilège de prendre les commandes de la boutique au rez-de-chaussée. Pour occuper mon temps, et mes doigts agiles, on m’a confié une mission toute particulière : rédiger mon propre Bulletin.
Je pianote donc joyeusement sur le clavier pour vous raconter Bourgine… et vous parler un petit peu de moi.
Une photo de moi à l'étage au début de mon apprentissage
J’ai commencé à coudre vers l’âge de 12 ans. C’est ma grand-mère qui m’en a appris les bases, et je passais souvent mes après-midis de week-end ou mes vacances d’été à coudre avec elle.
Tout au long de mon adolescence, j’ai continué à pratiquer, en glissant mes projets de couture entre deux devoirs, et en prenant peu à peu confiance dans tout ce que j’étais capable de créer.
Quelques années plus tard, ma grand-mère n’était plus là pour m’apprendre tout ce qu’il me restait à découvrir sur la couture, mais elle m’avait transmis l’amour de ce savoir-faire — une véritable obsession, pourrait-on dire.
J’ai alors quitté les États-Unis pour m’installer à Paris, avec une idée bien précise en tête : devenir couturière professionnelle.
J’ai eu la chance de tomber sur Bourgine alors que je cherchais une entreprise répondant aux critères nécessaires pour préparer un CAP Métiers de la mode.
Dès mon entretien, je suis tombée sous le charme de l’univers Bourgine. Après un test de couture au cours duquel j’ai assemblé l’un de nos modèles emblématiques, le pantalon Sélénite, j’ai été embauchée sur-le-champ. Yay!
Mais assez parlé de moi. La question est la suivante : à quoi ressemble, concrètement, le quotidien d’une couturière chez Bourgine ?
La journée commence par la répartition des tâches, un café, puis nous nous mettons aussitôt au travail. Pour chaque vêtement à confectionner, chaque couturière reçoit une pochette contenant les pièces de tissu déjà coupées, les fournitures, les étiquettes et tout ce dont elle aura besoin pour réaliser le modèle.
Après quelques heures de couture et de repassage, la pièce est prête à recevoir ses boutons et boutonnières, avant un dernier coup de fer. Puis, direction la cliente.
Nous réalisons généralement entre deux et quatre vêtements par jour, selon la complexité du modèle et l’expérience de la couturière — pour ma part, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Chacune d’entre nous a ses modèles de prédilection : ceux que nous cousons régulièrement et pour lesquels, au fil du temps, nous avons développé nos propres petites astuces et tours de main.
Souvent, lorsque je parle de mon métier, la question qui vient juste après est : Et tu aimes travailler là-bas ?
Mais bien sûr ! Les raisons d’aimer travailler chez Bourgine ne manquent pas, mais je n’ai le temps de vous en citer que quelques-unes.
Pour commencer, nous ne sommes généralement que quatre dans l’atelier à l’étage. Comme nous formons une toute petite équipe, chacune porte plusieurs casquettes et passe facilement d’une tâche à l’autre.
Avec une telle variété, difficile de s’ennuyer : il y a toujours quelque chose de différent à faire, et toujours quelque chose de nouveau à apprendre.
Moi aux boutonnières, une des nombreuses tâches qui remplissent mes journées
Deuxièmement, comme l’atelier se trouve juste au-dessus de la boutique, il nous arrive d’assister aux derniers essayages des clientes. C’est très gratifiant de voir une pièce que l’on a confectionnée portée par quelqu’un d’autre, surtout lorsqu’on voit le plaisir qu’elle lui apporte.
Le fait que toute notre production soit réalisée sur place nous pousse aussi à rechercher la perfection : nous sommes aux premières loges pour voir la réaction de nos clientes.
J’ajouterais que les vêtements eux-mêmes sont un sacré avantage — après tout, qui ne rêverait pas de travailler dans un endroit où l’on a envie de porter absolument tout ce que l’on confectionne ?
Et enfin, difficile de renoncer au bonheur d’une pause déjeuner au jardin du Luxembourg !
Je vais vous laisser avec mes pièces Bourgine préférées. Il serait dommage de faire mes premiers pas du côté commercial de la maison sans au moins essayer de vous vendre quelque chose.
Mes deux pièces favorites viennent de la collection Best of, et sont, à mes yeux, parfaites pour la rentrée.
La première, c’est notre Bourjeans : un jean à la coupe nette, avec des plis sur le devant, une petite poche à rabat et une taille haute singulière.
Portez-le dans votre taille habituelle pour un look preppy Ivy League ou choisissez comme moi une taille au-dessus pour le porter plus ample et obtenir ce fameux look déconstruit.
La deuxième pièce, c’est la veste Armand — la mienne est en Oshkosh marron. Je la trouve parfaite pour l’automne, quand on a besoin de quelque chose d’un peu plus chaud qu’une chemise, sans pour autant sortir une veste épaisse. Sans compter qu’elle existe dans quatre coloris différents.
Merci d’avoir passé cet après-midi avec moi, le temps pour moi de découvrir ce que signifie travailler à la boutique du rez-de-chaussée.
Et je vous souhaite à toutes et à tous une très belle rentrée !
Collégialement vôtre,
Evelyn