De Bourgine

Bulletin de la semaine - 1er février 2026

Pre-scriptum: Nous recommandons de visiter l'exposition Les Gens de Paris pour sa dernière semaine à Carnavalet.


Vous serez plusieurs fois surpris par la ville et, en fin de parcours, tomberez peut-être nez-à-nez avec vos aïeux ; le musée donne accès aux recensements de 1931 et 1936 en entrant simplement votre nom. 

Caroline y a appris que dans les années 30, son grand-père et ses arrières-grands-parents vivaient au 5 rue Émile Duclaux, dans le 15è arrondissement.

Ce même grand-père, en 1940, s'est dirigé vers le... 15 rue Racine pour faire imprimer sa thèse. 

Ce jour-là, la rue Racine ressemblait à peu près à cela :
Entrée de la rue Racine par le bld Saint-Michel, la librairie Gibert venant de s'installer.
En parlant d'habitants de Paris... Coqueluche des mariées, stars de la chanson et adeptes du 15 rue Racine, la blouse Joséphine mérite bien qu'un bulletin entier lui soit consacré.

Elle fait son apparition chez Bourgine au printemps-été 2019 dans la collection consacrée aux Incroyables & Merveilleuses, ce courant vestimentaire affable d'extravagances et caractéristique de la période du Directoire (fin XVIIIe sicèle comme chacun sait). 
Madame Tallien — salonnière  "merveilleuse", François Gérard, vers 1804

Chine, depuis devenue notre graphiste (grande polyvalence chez Bourgine), fut la première à la revêtir.

La blouse doit bien sûr son nom à Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français (et des Françaises) de 1804 à 1809, le temps de son mariage à Napoléon Ier.
Portrait de Joséphine par François Gérard, 1801

Comme nous, Joséphine aime les belles toilettes, ainsi que l'indique le grand habillement de sacre arboré en 1804.

Joséphine en costume de sacre,  François Gérard, 1807-1808
Pour cet événement exceptionnel, elle porte une silhouette typique du Premier Empire qu'elle concocte avec son couturier fétiche Hippolyte Leroy : une robe à taille haute et jupe en colonne, dotée de manches dites "ballon". Ces dernières pouvaient être longues ou courtes, en soie ou en satin, avec ou sans dentelle.
Portrait de l'impératrice Joséphine, Andrea Appiani, 1807
Succès immédiat auprès de ces dames en France :

Pour la matière, nous avons élu la gaze de coton, car au XIXe siècle, l'autre nouveauté vestimentaire c'est la légèreté ! On dit de Joséphine qu'elle aimait porter des chemises de dentelles, des manteaux de cour brodés d'or, des châles en cachemire et des mousselines fines. Aussitôt inspirée, Bourgine s'exécute :

Il ne fait aucun doute que l'impératrice aurait, comme le grand-père de Caroline, adoré visiter le 15 rue Racine ce jour puisqu'on est ouvert !

Post-scriptum: Songez à assortir la blouse aux Souliers Dulion pour un plus grand hommage à Ms de Beauharnais. Elle possédait 685 souliers, on fête cette semaine notre 100è paire vendue, il est grand temps que vous en acquériez au moins une. 
Bourgine
15 rue Racine à Paris
Lundi-Samedi, 11h-19h
Dimanche, 13h-19h