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Pre-scriptum: Nous recommandons de visiter l'exposition Les Gens de Paris pour sa dernière semaine à Carnavalet.
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Vous serez plusieurs fois surpris par la ville et, en fin de parcours, tomberez peut-être nez-à-nez avec vos aïeux ; le musée donne accès aux recensements de 1931 et 1936 en entrant simplement votre nom.
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Caroline y a appris que dans les années 30, son grand-père et ses arrières-grands-parents vivaient au 5 rue Émile Duclaux, dans le 15è arrondissement. |
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Ce même grand-père, en 1940, s'est dirigé vers le... 15 rue Racine pour faire imprimer sa thèse. |
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Ce jour-là, la rue Racine ressemblait à peu près à cela : |
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| Entrée de la rue Racine par le bld Saint-Michel, la librairie Gibert venant de s'installer. |
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| En parlant d'habitants de Paris... Coqueluche des mariées, stars de la chanson et adeptes du 15 rue Racine, la blouse Joséphine mérite bien qu'un bulletin entier lui soit consacré. |
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Elle fait son apparition chez Bourgine au printemps-été 2019 dans la collection consacrée aux Incroyables & Merveilleuses, ce courant vestimentaire affable d'extravagances et caractéristique de la période du Directoire (fin XVIIIe sicèle comme chacun sait). |
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Madame Tallien — salonnière "merveilleuse", François Gérard, vers 1804
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Chine, depuis devenue notre graphiste (grande polyvalence chez Bourgine), fut la première à la revêtir. |
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La blouse doit bien sûr son nom à Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français (et des Françaises) de 1804 à 1809, le temps de son mariage à Napoléon Ier. |
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Portrait de Joséphine par François Gérard, 1801
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Comme nous, Joséphine aime les belles toilettes, ainsi que l'indique le grand habillement de sacre arboré en 1804.
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Joséphine en costume de sacre, François Gérard, 1807-1808
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| Pour cet événement exceptionnel, elle porte une silhouette typique du Premier Empire qu'elle concocte avec son couturier fétiche Hippolyte Leroy : une robe à taille haute et jupe en colonne, dotée de manches dites "ballon". Ces dernières pouvaient être longues ou courtes, en soie ou en satin, avec ou sans dentelle. |
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Portrait de l'impératrice Joséphine, Andrea Appiani, 1807
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| Succès immédiat auprès de ces dames en France : |
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Pour la matière, nous avons élu la gaze de coton, car au XIXe siècle, l'autre nouveauté vestimentaire c'est la légèreté ! On dit de Joséphine qu'elle aimait porter des chemises de dentelles, des manteaux de cour brodés d'or, des châles en cachemire et des mousselines fines. Aussitôt inspirée, Bourgine s'exécute : |
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Il ne fait aucun doute que l'impératrice aurait, comme le grand-père de Caroline, adoré visiter le 15 rue Racine ce jour puisqu'on est ouvert ! |
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Post-scriptum: Songez à assortir la blouse aux Souliers Dulion pour un plus grand hommage à Ms de Beauharnais. Elle possédait 685 souliers, on fête cette semaine notre 100è paire vendue, il est grand temps que vous en acquériez au moins une. |
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